vendredi 29 juin 2007

Ce n’est pas qu’une vue de l’esprit …

On nous explique souvent, à nous gens de gauche, que les riches ont trop de mal à vivre en France, qu’ils sont écrasés sous le poids des prélèvements obligatoires à la Française, qu’ils sont obligés de s’expatrier en Suisse ou à Monaco pour survivre… Alors voilà, une étude scientifique vient de sortir, publié par l’école d’économie de Paris (Paris School of Economy) qui apporte, enfin, un peu, même beaucoup, de rationnelle au milieu de toutes ces vues de l’esprit. En gros cette étude, que je vous mets en lien, est basée sur un recueil exhaustif de sources fiscales de 1901 à 2005 et conclue que « tout en restant un pays plus égalitaire que les pays Anglo-saxons en termes de distribution des revenus primaires, la tendance actuelle n’exclut pas que la France puisse converger vers les modèles anglosaxons ».

Alors qu’est ce que ces chercheurs entendent par converger vers le modèle des pays Anglo-saxon. Et bien par exemple qu’entre 1998 et 2005, 0,01% des foyers les plus riches (c'est-à-dire le dernier centile, en gros les 0,01% plus riches Français) ont vu leur revenu réel croître de 42,6%, alors que, pour 90% des foyers les moins riches de France, cette progression n’a été que de 4,6%. Cette équipe de recherche estime que les différents éléments responsables de ce phénomène sont la forte croissance des revenus du patrimoine (et encore à cette période le gouvernement Sarkozy n’avait pas encore réformé les droits de successions, qu’est ce que ça va devenir ?) et la très rapide augmentation des inégalités de salaires (mais le gouvernement actuel estime qu’il ne faut surtout pas augmenter le SMIC…).

Enfin bref, je vous laisse cette belle étude scientifique.

@+

Lien vers cette étude : http://www.jourdan.ens.fr/~clandais/documents/htrev.pdf

mercredi 20 juin 2007

Pétition à signer ...

Pétition à signer contre la disparition de l'émission "Arrêt sur Images"

http://arret-sur-images.heraut.eu/

mardi 19 juin 2007

Je leur veux du mal ... édition spéciale

Je leur veux du mal...


Aujourd'hui exceptionellement je me permet d'ajouter un nouveau nom à ma liste de juin de la rubrique « je leur veux du mal... »:

M. Patrick de Carolis, journaliste de son état, président directeur général du groupe France télévision et qui vient de décider de supprimer l'émission la plus génante (pour lui et pour le gouvernement sans doute, pressions pas pressions ???) du PAF: Arrêt sur Images.

Voilà le lien vers l'article d'Acrimed (Observatoire des Medias):

http://www.acrimed.org/article2648.html

L'info vient d'être confirmée ce soir...


mardi 12 juin 2007

Je leur veux du mal... (Juin)

Bonjour à vous,

Voilà ma nouvelle liste pour la rubrique « je leur veux du mal… »

1- Nicolas Sarkozy. Comment m’en empêcher. Les raisons ? Je dirai principalement à cause des Medias qui continue à nous starifier le bonhomme (en même temps, il le veut bien, et le demande même certainement). Par exemple : qu’est ce qu’on s’en fout que Sarkozy joue au Rugby avec son fiston dans son jardin, c’est quand même passé au JT… Au passage une petite vidéo de M. le Président bourré en conférence de presse au G8 (reportage de la TV belge) : http://www.youtube.com/watch?v=I4u3449L5VI

2- Laetitia Boudou. Encore appelée Laetitia Halliday. Pour ses pubs à la TV, pour son regard vide de toute intelligence, pour sa starification (qu'est ce qu'elle a fait dans la vie à part épouser un vieux riche)… Et puis, est-ce qu’on ferait une pub avec un petit jeune de 30 ans (oui c’est jeune 30 ans) marié avec Line Renaud (à peu près l’âge de Johnny).

3- Jean François Copé. Un des rois de la langue de bois (avec son ami Estrosi). En plus, il réclame une plus large majorité à l’assemblé Nationale… plus large majorité que 70 à 80 % des députés ! Ca leur servirai à quoi, sachant que 51 % leur suffirai pour faire passer toutes leurs réformes. C’est un réel manque de respect pour la démocratie en France.

4- Le système d’élection des députés en France. Comment peut-on conserver un système qui permet à un parti qui représente environ 38% de l’électorat Français de pouvoir posséder 80% des sièges à l’assemblée Nationale. Vive la représentativité et le débat d’idée.

5- Raphael Nadal. Sans vraiment de raison, à part qu’il a empêché mon champion préféré de faire « Le Grand Chelem »…

vendredi 8 juin 2007

là bas si j'y suis...à écouter

à écouter tout les jours bien sur... à reécouter sur Internet tout les jours


http://www.tv-radio.com/ondemand/france_inter/LABAS/LABAS.ram

jeudi 7 juin 2007

Socialisme, dogme ou doctrine ...

Socialisme, dogme ou doctrine …

Je suis sorti très choqué de la dernière AG du MJS84. Non seulement, mes 29 ans révolus faisaient dorénavant de moi un « ex MJS », mais surtout et un peu comme à son habitude, le discours politique défendu au sein de cette fédération m’a semblé être en total décalage avec ma vision de la politique.

En effet, au cours de la réunion, il était expliqué aux jeunes militants que si certaines personnes ne se sentaient pas Socialistes, si leur idéologie ne collait pas avec la définition du socialisme, alors ils se devaient de quitter le PS. Donc en gros, le PS tu l’aimes (tel qu’il est aujourd’hui) ou tu le quittes…

Sur ce, un autre militant s’est levé pour aller chercher la définition du Socialisme…


Le Socialisme est donc pour certains militants un dogme, une religion. Le dogme étant un principe incontestable d’une doctrine, je me demande si dogme et démocratie sont réellement compatibles.

Je suis resté songeur et me suis dit à ce moment là que je n’avais plus rien à faire dans cette famille politique (je suis un scientifique, et jamais je n’accepterai de me plier à un quelconque dogme idéologique). Puis, j’ai commencé à lire la définition du socialisme (en fait une longue citation de Blum) qui dit : « on est socialiste à partir du moment où l’on a cessé de dire « Bah !c’est l’ordre des choses ; il en a toujours été ainsi , et nous n’y changerons rien »,à partir du moment où l’on a senti que ce soi-disant ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice , d’égalité , de solidarité qui vit en nous » Je me suis donc dit, qu’après tout, cette incompréhension venait de quelques militants incapables d’analyser cette phrase, incapables de replacer cette « doctrine » dans un contexte plus actuel et ai réaffirmé que oui, une des grandes lignes directrices de l’idéologie socialiste est que les choses ne doivent jamais rester figées, le socialisme doit être capable de se réinventer si besoin est, pour mieux servir la réforme socialiste et pour faire avancer la société.

Cependant, quelques recherches plus tard, je me suis rendu compte que Blum définissait aussi le socialisme comme une doctrine : « Le socialisme est donc une morale et presque une religion, autant qu’une doctrine » (définition du socialisme par Blum).

La question que je me pose donc aujourd’hui est la suivante: est ce que, en tant que socialiste, je dois, tout comme le fait la religion, m’appuyer sur des textes fondateurs, sur des bases idéologiques, dogmatiques, de mon courant politique, ou est ce que, par respect pour mon esprit critique, démocratique et finalement scientifique, je ne dois pas m’efforcer à sans cesse réinventer mes principes idéologiques ?

Bref en dépit des dires de certains, je resterai socialiste, mais un socialiste qui refusera toujours que l’idéologie politique soit une nouvelle arme d’endoctrinement populaire.

mercredi 6 juin 2007

Mon Idéal

Mon Idéal…

Je me suis retrouvé bête quand au cours d’un repas politique avec le vice-président du Conseil Général du Vaucluse, M. Castelli, des communistes m’ont posé la question : « Mais quel est votre idéal de société à vous, les socialistes? »… j’ai hésité, un peu bafouillé, expliqué que notre idéal n’était sans doute pas si différent aujourd’hui du leur, et puis, d’un coup, une sorte d’éclair : « Mon idéal c’est une société fondée sur les bases d’une démocratie éclairée, où le peuple pourra ainsi décider de la meilleure des manières dans quelle société il veut vivre. Cette société pourra ainsi permettre de ne pas soumettre le peuple au dictat idéologique de certains individus (soit disant) bien (mieux) pensant». Alors, bien sûr je suis totalement conscient de l’utopie de cette société, mais l’idéal ne doit il pas être utopique pour avoir une valeur idéologique? Bref je me suis rendu compte que j’étais avant tout un démocrate. D’une certaine manière un démocrate socialiste (et non un social-démocrate, c’est déjà pris par d’autre).